Calanques - Sormiou - Le Bec : Malice des Enchanteurs

Publié le 1 janvier 2026 à 10:40

Après un joli jour de l’An, l’idée s’impose naturellement : partir grimper une grande voie au Bec de Sormiou. Direction les calanques, encore calmes en ce début d’année. Nous sommes les premiers de 2026 à arriver sur le parking, un luxe rare dans ce lieu emblématique.

Après une courte préparation, nous entamons les 25 minutes de marche en direction du versant est du Bec. À l’arrivée, le décor est grandiose et le calme total. Un léger vent nous rafraîchit tandis que le soleil disparaît derrière la paroi… Nous avons raté l’exposition idéale et grimperons à l’ombre. Finalement, ce n’est pas plus mal : dans les voies que nous avons choisies, mieux vaut avoir de la collante pour bien serrer les prises.

La L0, annoncée en 4c sur le topo, nous met tranquillement en jambe. Puis vient la première vraie longueur : un superbe 5b sur un rocher étonnamment abrasif, chose assez rare au Bec de Sormiou.

Place ensuite au morceau principal : un 6c+ bien engagé, où il faut serrer les prises sans trop penser à l’espacement des points, parfois entre 5 et 6 mètres. La longueur s’enchaîne pour moi, mais s’avère plus délicate pour Célia, dont les doigts commencent à sérieusement geler.

La L2 est plus courte mais encore plus engagée. L’escalade reste soutenue, avec de l’espace entre les points. Après une quinzaine de mètres, nous atteignons un relais confortable sur un rocher magnifiquement poli par l’eau, formant une petite terrasse suspendue.

La longueur suivante en 6b+ est jolie, mais me laisse un peu moins de souvenirs que les précédentes, plus marquantes dans le style et l’engagement.

Enfin, nous terminons par une courte longueur de 15 mètres, légèrement déversante, qui nous mène au sommet. Là-haut, le soleil nous attend, récompense parfaite pour cette belle première grande voie de l’année.