Gerbier : La rampe des bouquetins 220 m, ED- 7a>6b A1 P2+

Publié le 3 septembre 2026 à 10:28

Ma deuxième fois au Gerbier, mais cette fois-ci versant Ouest.

Nous avons décidé de faire de la rampe de bouquetin une course comptant pour la liste complémentaire du G. Nous voilà donc partis, j’avais trouvé une trace GPX qui nous emmène sous le pilier des Marmottes, le grand luxe, car c’est une voie légèrement plus à gauche. Après 1h45 de marche d’approche, ce qui est pour moi la plus belle marche d’approche du Vercors, nous voilà sous la voie. Ces belles plaquettes artisanales nous attendent et permettent aussi de bien distinguer le départ.

Nous commençons la voie à 11h, le soleil est encore loin et la fraîcheur est très présente. Tellement présente que je dois mettre la doudoune.
Le G part dans la L1,

L1 6B+ 5 plaquettes 53m

53m de grimpe en dalle où il faut compléter. En effet, il y a des plaquettes, mais il n’y en a que 5 sur 53m, donc autant dire que si on n’a pas un petit jeu de friends, on va devoir engager la viande. Au final, entre les plaquettes, on peut protéger avec des lunules et quelques friends, mais ça reste quand même bien compact, ce qui rend les protections pas faciles à trouver.

R1 : 20m
Arrivés au relais de L1, nous passons en ascendant gauche pour trouver le relais de rappel de l’autre côté du pilier. Un rappel de 20m nous emmène à un pierrier qui, avant mon arrivée, était occupé par son propriétaire, un magnifique papa bouquetin.

L2 6b 3 plaquettes et 2 pitons 45m
La L2 se situe un peu au-dessus de l’arrivée du rappel. On peut distinguer très difficilement un premier point à 4m, qui est un piton roulier.
Ensuite, on a trois plaquettes artisanales qui s’enchaînent, et on doit ensuite compléter pour la traversée sur la gauche qui mène à une conque. Encore une fois, la longueur fait 50 m, donc avoir les friends pour cette longueur était cool, car cela permet de réduire très fortement l’engagement.

L3 7a ou 6B A0 5 plaquettes et 2 pitons 50m
On arrive à la longueur clé de la voie, le 7A. Une traversée en ascendance gauche permet d’arriver au passage en 7A. Bon, on n’est pas sur un 7A difficile, je pencherais plus pour un 6c. Maintenant, il y a la présence de deux pitons qui font que nous pouvons faire le passage en A0. Je pense que nous pouvons enlever un piton sur les deux, car ces derniers sont vraiment proches l’un de l’autre, et le passage fonctionne très bien en A0 sans un des deux pitons. Une fois ce passage fait, il nous reste 25 m d’escalade dans la rampe des bouquetins. Une escalade atypique où vous posez des friends dans la partie poussiéreuse de la fissure et où il n’y a pas de pied, ainsi vous vous retrouvez à faire une dufler un peu malcommode.

L4 6a 2 plaquettes 50m
On arrive sur la L4, un 6a. La pose de protection est ludique. Quelques plaquettes artisanales permettent de vous indiquer le chemin, mais honnêtement, ça passe partout. Moi, je n’ai pas suivi les plaquettes, je suis allé m’amuser dans la fissure qui me donnait envie. Le relais, par contre, il y a un spit de 10 mm, et c’est tout, il faut compléter. Alors si vous avez fait comme moi et avez lâché votre N°3 dans la fissure, sachez que vous pouvez faire un super relais sur câblés.L53b 30m
Ensuite, une longueur de 30 m amène au sommet.

La redescente se fait par les arrêtes, ou même si on a la marge, il faut quand même s’encorder. Ça serait dommage d’avoir fait la course la plus dure du Gerbier Ouest est de tomber dans la traversée des arrêtes. Un rappel de 25 m nous emmène au sol, et puis une longue marche de 1 h 20 nous attend.

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